On pleure quand il est trop tard et on gâche l'instant présent. On nargue le bonheur quand il se présente comme si on avait peur d'être heureux, on se sent seul dans notre crainte d'être deux. On bâillonne nos sentiments avec les liens de la raison, on les mène tête baissée vers la pendaison. On explose de l'intérieur car jamais nos "je t'aime" ne doivent se lire de l'extérieur. On est bon qu'à faire semblant, l'amour c'est trop brutal, c'est sans protection et sans gants. Ceux qu'on aime disparaissent, sur nos peaux, aucune trace de leurs caresses, les souvenirs c'est tout ce qui nous reste. Ils partent, nous on reste avec nos larmes de regret, avec tout ce qu'on a pas su dire, tout ce qu'on a pas su lire et tout ce qu'on leur a fait subir. Ils meurent et on vit avec nos secrets d'amour et nos larmes de regrets...On veut aimer sans s'abandonner, ça ne cache rien d'autre que la crainte d'être abandonné...
« Je vais te faire une promesse. Je te jure que tu ne me reverra plus
jamais. Je ne reviendrai pas. Je ne t'entraînerai plus dans ce genre
d'épreuves. Vis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce sera comme si je
n'avais jamais existé...»
« C'est fini, je ne t'attendrais plus. Je ne t'espère plus. Non, vraiment plus.
Je poursuis d'autres horizons, peut-être moins beaux, peut-être moins grands mais ce n'est plus toi que je poursuis. Je ferme mes yeux, tu ne m'en veux pas ? J'oublie ton visage et tout ce que tu représentes. Je referme cette délicieuse blessures que tu m'as faite. Je t'en pris laisse moi, un repit, une pause, le temps de me mentir. Je n'ai pas le choix. »
Photo pas en rapport avec le texte !